BURKINA FASO Projet de Développement Agricole dans la zone de Soum (PDA-Soum)

Financement : Banque Islamique de Développement (BID)

 

ASSISTANCE TECHNIQUE CHARGE DE LA SUPERVISION ET DU CONTROLE DES TRAVAUX D’AMENAGEMENT, DE REALISATION DES INFRASTRUCTURES D’ACCOMPAGNEMENT, D’APPUI A LA MISE EN VALEUR ET A LA COMMERCIALISATION.

 

Le secteur rural est un pilier de l’économie burkinabé. Il est aussi la source de subsistance pour environ 86% de la population active (selon le RGA 2006). Le secteur rural contribue en moyenne pour 40% au PIB du pays et se décompose comme suit: 26% de l’agriculture, 12% de l’élevage et 2% de la sylviculture et de la pêche. Le secteur contribue également à plus de 80% aux recettes d’exportation. Le coton, le bétail, les cuirs et peaux représentent une part de 70 à 85% des recettes d’exportation.

La pauvreté est essentiellement rurale puisque 93% de la population rurale est considérée comme pauvre. Par conséquent, l’investissement dans le secteur rural devrait se traduire directement par une réduction significative de la pauvreté. Le Burkina Faso est un pays soudano-sahélien qui est sujette à plus ou moins de longues périodes de sécheresse. La superficie des terres actuellement cultivées couvre 4.105.560 ha, ce qui représente 47% de la terre cultivable. Mais avec un taux de croissance annuelle des besoins du terrain estimé à 2,3%, il est possible que le Burkina Faso utilise la totalité de ses terres cultivables en 2030. Il est donc urgent d’améliorer le système actuel de subsistance agricole, qui est vaste et exigeante en ressources terrestres, avec un système d’exploitation beaucoup plus productif basé sur l’irrigation et la mécanisation (la mise en œuvre des autres mesures d’accompagnement). Actuellement, la superficie totale irriguée (25.000 à 32.000 ha / an) ne représente que 0,36% du total des terres cultivées et 14% des terres irrigables. Le potentiel d’irrigation est estimé à 233.500 ha, il y a encore plus de 200.000 ha pour l’irrigation.

En ce qui concerne la sécurité alimentaire, l’équilibre alimentaire du Burkina Faso est tributaire des précipitations annuelles et cache des disparités régionales. Dans certaines régions, la production céréalière est légèrement supérieure à la demande, tandis que dans d’autres, le déficit a tendance à être chronique.

Le Projet de Développement Agricole dans la zone de Soum (PDA-Soum) est une réponse à moyen terme que le Gouvernement du Burkina Faso avec l’appui de la Banque Islamique de Développement (BID) a trouvé pour annihiler quelques contraintes importantes (la pauvreté, l’exode rural et l’insécurité alimentaire) qui entravent le développement de cette zone et des régions concernées (régions du Centre ouest et du Nord) fortement peuplées.

Le projet contribuera à l’amélioration de la balance commerciale du pays en réduisant les importations de riz. En outre, le projet inclura d’autres mesures d’accompagnement sociales notamment: l’amélioration de l’accès aux marchés (construction de marchés ruraux, installations de magasins de stockage, aires de séchage, réhabilitation d’ouvrages de franchissement, réalisation de pistes); l’approvisionnement en eau potable et assainissement par la réalisation de nouveaux forages et la construction de latrines dans les lieux publics (marché, CSPS, Ecoles) ;  l’amélioration de l’alimentation par la consommation accrue de légumes, de poissons et de viande.

L’objectif global du projet est de contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté dans la zone du projet.

 

Les objectifs spécifiques poursuivis par le projet sont :

 

  • Accroître la production pastorale, halieutique et agricole notamment celle du riz, du maïs et les produits maraîchers ;
  • Contribuer à l’augmentation des revenus et l’amélioration des conditions de vie des populations de la zone du projet ;
  • Assurer la pérennité des aménagements et la valorisation de la production à travers le renforcement des capacités et l’organisation des producteurs.

Le PDA-Soum comprend les composantes suivantes :

  • Composante 1 : les études;
  • Composante 2 : les travaux d’aménagement des 1008 ha;
  • Composante 3 : la surveillance et le contrôle des travaux ;
  • Composante 4 : la protection de l’environnement et les mesures d’accompagnement sociales ;
  • Composante 5 : l’appui à la mise en valeur et à la commercialisation ;
  • Composante 6 : l’appui à la gestion du projet.

 

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